Le Français Loïc Peyron remporte la Transat Anglaise 2008

          

Le Baulois, a franchi la ligne d'arrivée à 3 h 15 min 35 sec GMT, (soit à 5h 15 min 35 sec heure française et 23 h 15 min 35 sec locales). Il a remporté ainsi son 3e succés dans cette course quadriennale après ceux de 1992 et 1996, et il est entré désormais dans l'histoire de la course au large, car aucun skippeur ne l'avait fait avant lui.

Il a mis 12 j, 11 h, 15 min et 35 sec pour couvrir les 2.992 milles du parcours (moyenne : 9,938 noeuds), sans tenir compte de la corection accordée par le jury pour compenser le temps perdu pour le sauvetage de Vincent Riou. Il bat le temps de référence sur ce parcours des monocoques IMOCA détenu par l'Anglais Mike Golding (Ecover) en 12 j, 15 h, 18 min, 08 sec.

Le Baulois, n'a pas dérogé à sa bonne vieille tactique de course : être toujours aux avants postes et faire toujours une erreur de moins que ses rivaux. C'est ainsi qu'il s'est toujours bien placé depuis le départ de la course et qu'il a avancé cran par cran. Il s'est retrouvé en première position à la suite de deux abandons, celui du Niçois de Concarneau Sébastien Josse (BT) sur avarie de rail de grand voile au 7e jour, alors en tête de la flotte, puis celui de son successeur au commandement, le Pont-l'Abbiste Vincent Riou (PRB) sur avarie de quille, au 9e jour.

"Vincent est agréable à vivre mais c'est vrai que c'est assez perturbant. Cela casse le rythme et c'est assez compliqué à gérer. C'est assez inhabituel, mais finalement cela s'est bien passé, c'est le plus important", at-il dit en arrivant sur le ponton à Boston.En recueillant ce dernier mardi, Peyron, qui s'était dérouté, s'est vu accorder en compensation une bonification de 2 h 30 min sur son temps de course, dont il n' a eu aucun besoin pour l'emporter, le deuxième attendu sur la ligne, Armel Le Cléac'h (Brit Air) était à 40 milles au moment de l'arrivée de Peyron.

"Pour le moment je suis surtout conscient de tout le travail accompli en amont par notre équipe technique", a-t-il aussi ajouté. Cela lui a permis de dominer les difficultés des derniers jours - et les dernières heures comme d'habitude ont été éprouvantes avec des sautes de vent (passant de 5 à 25 noeuds) des orages, du brouillard- et de battre le temps de référence des moncoques de Mike Golding (Ecover) de 4 h, 02 min et 33 sec

Article et Photo de l'AFP

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Dernière mise à jour de cette page le 24/05/2008